Ravi Shankar & Philip Glass
foto: www.ravishankar.org

Ravi Shankar: l'après-midi

# 17 – Moins je suis ce que je suis,
plus leur gentillesse a prise – c’est en dire la valeur !

# 11 – Qu’on m’apporte mon Van Houten
ou je commets un chocolat !

Friedrich Nietzsche  (Inédits in « Mort parce que Bête » – Le Parc Editions)

Oui, va savoir toi … pour ce que j’en dis moi-même. Et même d’autres d’ailleurs. Seulement, bon … Presque, ça se pose là. Enfin … pas tout à fait non plus – Vous n’aimez pas le Raga ? Dites un peu à vôtre tour pour voir. Qu’on sache aussi, un peu, dès fois. – J’entends plus le Sitar – en Indi, Sitar : féminin ou masculin ? – Ravi Shankar : un Maître.

L’autre jour (trop de voyages moi ces derniers temps, trop de tout et en même temps jamais assez), on se retrouve a Madrid, et « va savoir », dans l’avion du retour (Aéroport CDG – Paris), comme ça en vol, le flash : Et Ravi Shankar, au fait, depuis combien d’années au juste ne l’ais-je pas écouté une seule fois encore ?  On s’en pose de ces questions en avion. Mais c’est pas faux qu‘ « en vol » ça doit tout de suite, forcément, libérer des choses, des associations libres, ou va savoir quoi … Les Ragas sont tellement pleins d’avantages pour qui veut bien se pencher un instant encore. Des Ragas y en a pour tous les moments d’une vie, et même des moments qu’on utilise peu. Raga du matin, Raga du soir, Raga des morts, des naissances, Raga pour faire ses courses, Raga des voyages, des tristesses, des amours, des problèmes, des réconciliations, est-ce que je sais moi … Raga du cunnilingus, Raga des petits matins froids, Raga des travestis, des Transsexuels, Raga des castes, Raga pour les élections, Raga pour l’achat d un nouvel écran Plasma. Le Raga c’est bien, en plus le Raga est bon pour la santé ! Mais ne nous trompons pas, sachons aussi soulever les faux Ragas, et il en existe plus qu’on ne le pense. Des exemples ? Le Raga-Dub n’est pas celui que l’on s’imagine … le « Raga-Enculato-Mio-Si-Sinior » non plus, et même si très répandu en Thaïlande le soir près des points illuminés des grands centres d’affaire. Le Raga de la City a Londres par exemple est plus souvent un vieux Raga d’occasion, à peine d’origine. Mozart aurait put écrire quelques Ragas par contre, ou autres suites « Ragado-Brandbourgeoises ». Bach, lui, Jean-Sébastien, écrivait multiple Ragas pour payer ses fins de mois difficiles et presque aucun ne nous sont restés (les moussons successives en ont eu raison). Il y’aurait aussi beaucoup à dire des ces « Ragas-Tandoori » que l’on trouve à bas prix au coin des rues. Moi, au fond, j’ai redécouvert le Raga parce que j’avais (il faut bien le dire), un peu le blues de la vie dans cet aéroport de Madrid. Un moment difficile à passer, comme il en arrive parfois dans une vie, alors je me suis retourné vers le point Virgin Megastore pour chercher un peu d’amour au rayon CDs. Et puis devant toutes ces compiles « Best of Trance », « Celtic origins », « Pussy in da House », « El Che G. Remixes » ou encore « Madame chante le Blues – Sélection Eurovision 2009 », j’ai reculé. Tous ces bars de Madrid, toutes ces filles mi-nues, ces hommes-Banderas, cette gaité de la ville, ces gens heureux jusqu’au bout de la nuit, ça m’avait refilé comme un spleen sur l’existence. J’aurais été sur les côtes Normandes, ou face à la mer du Nord, même Buenos Aires à la rigueur, mais là, Madrid, on touchait aux limites du supportable. Et vas savoir … je pensais de plus en plus a Ravi Shankar depuis trois jours déjà, le moment où par hasard à a radio j’avais réentendu sa musique, son âme, son jeu hors pair, ses « fingerings », toutes ses cordes sympathiques, bref : Son Raga m’avait touché là ou j’avais besoin qu’on réveille, je crois. Ah ce Ravi, sacré Shankar ! As-tu jamais eu toi, le blues du portemonnaie, la salsa des testicules, la techno au ventre, le rock ’n‘ roll des familles ? – bref pour la faire « short », y avait pas plus de Shankar au Virgin de l’Airport, que d’espoir dans mon c?urs ce jour là. Mais par contre, y’avait un point internet et avec une Kilkenny 50cl.( 6,20 euros ), je me suis connecté. Sur Amazon.fr bien évidement. A la recherche de choses disponibles, qui me seraient envoyées sous un délai très acceptable, chez moi, et pour des sommes modiques finalement. La Bière aidant (vous savez ça mieux que moi, toi peuple Autrichien, la Bière qui réconforte les c?urs remplis les bides, fait pisser tout son malheur !), à : Shankar Ravi je découvre comme un déluge de possibles et en plus à des 4.99, voire moins ou plus selon. Et vas-y que je me réconforte, qu’en un seul click toute la musique du monde arrive chez moi à jet continu (bien la seule chose qui me reste dans la catégorie « jet continu » par ces temps). Et que je te commande du « full catalogue » dans la « The Ravi Shankar Collection » : A morning Raga + An evening Raga ; Ragas & Talas; In London; Three Ragas, Live at Monterey 1967, etc. … y’à de tout sur Amazon ( point « fr » ou autre ). Le temps que la poste me livre je devais déjà me rendre a Mannheim pour un concert tout seul à peine quelques jours après Madrid, ou plutôt « solo » qu’on dit. Du coup tous mes Ragas du soir, du matin et autres c’est dans un Wagon Première Classe de la Deutsche Bahn que j’ai dû les savourer, avec un petit déjeuner « continental » (charcuterie, jus d’orange, yaourts), dans le train de 6h55 pour Stuttgart. Mais c’est bien aussi. Le Raga c’est bien partout de toute façon, à toute heure. Pourtant, en 3h20 de trajet au total, j’ai pas eu l’occasion de finir tout mon Raga. Heureusement que la chambre de l’Holliday Inn à Mannheim était spacieuse et que j’ai pu poursuivre mes écoutes quand-même. – Le restaurant de l’hôtel, lui, était « Italien » ou « Buffet a volonté » ( le midi seulement ). Dans la chambre j’avais un choix Télé allant de Al Jazira a des chaines Chinoises, Libanaises, du Quatar, pis le reste aussi : ORF, TV5, BBC World, Fox News … C’est sans aucun liens avec le Raga en tant que tel, pourtant ça peut l’accompagner sans le distraire. En face de l’hôtel j’ai même aperçu un Beate Uhse (ouvert un 1er mai d’ailleurs), mais sans avoir si dans les cabines et salons ils jouaient du Ravi Shankar parfois. Après tout les Indiens aussi boivent des Bières, Kingfisher et autres Brews. Finalement, j’ai quand même été déjeuner au buffet de l’hôtel après quelques Pils locales sur le coup de 11h30 dans la matinée, et histoire de ne pas se nourrir que de liquides, et puis je suis remonté dans ma chambre, il était 14h22 environ, pour ma sieste quotidienne, donc. Le Chianti du Buffet n’étant pas tellement fameux (50cl = 8.90 euros, ça va), je me sentais moins spirituel. Mais bon, je me suis déshabillé, quand-même, juste un tee-shirt de nuit, sans slip, comme ça au naturel, à l’aise, à la fraiche en somme (air conditionning). J’ai inséré le « In London » dans mon lecteur CD, MP3, Sony. J’ai pris quelques tissus hygiéniques pour vivre mieux mon Raga onaniste, pis le coup est parti tout seul, rapidement, trop même. Ce qui fait que du premier titre, le Raga Hamsadhwani, j’ai à peine eu le temps d’entendre les premières minutes, que je m’étais déjà endormi. Voilà, le Raga c’est comme on veut, quand on veut, comme ci ou comme ça.

» deutsche Version

Discographie Executive et directe :

– Ravi Shankar / The Ravi Shankar Collection ( Angel Records / EMI ) – « In London » – 7243 5 67024 2 4
– Ravi Shankar / The Ravi Shankar Collection ( Angel Records / EMI ) – « Three Ragas »  – 7243 5 67310 2 8
– Ravi Shankar / The Ravi Shankar Collection ( Angel Records / EMI ) – « Ràgas & Tàlas »   – 7243 5 6708 2 3
– Ravi Shankar / The Ravi Shankar Collection ( Angel Records / EMI ) – « A Morning Raga / An Evening Raga » – 7243 5 67437 2 4