La Crise et toutes les espérances

Hypotheses : Le Jazz-Rock contre La crise. Mais laquelle de crise, au juste ? Celle des Pouvoirs d’Achats ( multiples ), Celles des Individus, des groupes, des communautés, ou même celle des cultes ?

» N’Ayez Pas Peur ! «

Jean-Paul II

D’une seule voix, comme un seul homme et autant de femmes bien sur, posons immédiatement (pleine, entière et largement tournée sept fois dans chaque bouche), que : Mon Cul La Crise ! Crise d’identité, certainement – crise des esprits en 24 Giga Bite, possiblement aussi. Crise de Crise, plutôt. Eczéma mondial (congrès universel), prurit sur écran plasma, MST des yeux, des oreilles et de la bouche, tout au plus. A peine plus de crise que de musiques en ligne. Toujours les mêmes livres a lire (et ce depuis … trois ou quatre millénaires déjà), pas tellement plus de cinéma, mais les mêmes films a apprendre (apprendre a voir, tout court, donc). Qu’est-ce que c’est que cette crise qui ne dit pas son nom ? Un coup de Yahvé, une fois de plus ? Le Fameux » du domaine de la foi « ? Pourtant j’ai connu des crises ; oui, je ne dis pas non. Pas a tout en tous cas. Aux figures de l’adversité se sont substitues des vignettes de l’abject (vieux préceptes). Mal Vu, Mal Dit (dit le Grand Autre de Rolle). On saute de Signifie sur Signifiant a Moche sur Mou. Rien de neuf, rien de grave, et même aucun intérêt jusqu’ici. – Affirmative : J’aime le Jazz-Rock. Correction : J’ai toujours aime le Jazz-Rock, presque depuis la première fois ou il s’est présente a moi (dans son bel habit blanc, avec ses jouets par milliers, ses riffs comme autant de réveille-matin). Musique de chiottes, de merde diront certains. D’ascenseur, d’aéroport, de chaine-info … Musique a se branler pour éviter de pleurer, musique qu’on entend que si on l’écoute. Le Jazz-Rock ne se paie pas de mots, de concepts ni d’un discours. Le Jazz-Rock paie cash, content et comptant. Le Jazz-Rock, oui, est cent pour cent » bankable «, ses effets sont immédiats (entendre » effet « dans tous les sens possibles ici). Aucune promesse qui ne saurait être tenue dans l’instant, rien a cacher, et même rien derrière dans l’arrière boutique. Et vous ne vous demandez pas pourquoi ? – Les années 80, voila pourquoi. La Crise, la même, jamais pareille, toujours un peu quand même le topo similaire. Car vous semblez vouloir ignorer que Crises et Musiques sont lies comme Pain, Fromage et Vin. Que l’un va dans l’autre comme le taureau a la vache (Saint Gabriel, faites quelque chose, même un signe ira). A période stable, grasse, musiques vides. Toutes les Bourgeoisies du monde ne produisent que des symptômes, c’est l’individu en crise (peu importe les milieux d’extractions, du coup), qui en retour offre sa réponse, ses solutions, ou même ses maux. Des les départs le Jazz-Rock s’imposa comme un remède a une crise totale, intégrale, endémique, matérielle tout autant que spirituelle. Quand les tours s’effondrent (les cours), il y aura toujours de certaines populations pour se regrouper, bien au chaud et danser-chanter-tripoter pour essayer de traverser son époque, ce moment difficile. Haut-Bas-Fragile. Tous les Jean-Luc Ponty, les George Duke, les Tania Maria, les Dave Sanborn et ses Brecker Brothers. Toutes les Di Meola, Spyro Gyra, Uzeb, Yellow Jackets et autre Lee Ritenour. Tout ca je prends, j’avale, j’en redemande. Du Tapas Musical ? Peut-être. Grand Bien Fasse. Et les Gadd Gang, les Steps Ahead, les Mike Stern en Larry Carlton, le Michael Franks farci de Al Jarreau. Tous ces » Week-End in L.A. «.Vous reprendrez bien un peu de Joe Sample en attendant l’Allan Holdsworth ? Carrefour des Grands Auteurs : Stanley Clarke, John Mc Laughlin, Jaco Pastorius, Billy Cobham, Alphonse Mouzon … Et Larry Coryell, ce Saint Paul de toutes les Fusions ! Pour un seul et unique Philip Catherine, combien de kilomètres d’avant-gardes en rouleau dans les années 2000 ? Regarde mon Jazz-Rock, je te dirais ta crise. Est-ce que passer de Janis Joplin ou Joni Mitchell, à Pink et Avril Lavigne peut-être autre chose qu’un signe des temps ? Je ne suis pas passéiste, au mieux futuriste. Pas non plus créationniste, mais plutôt » on the spot «, tout de go. Le jour ou la crise se fera sensiblement ressentir, ce jour la, d’autres musiques aussi réalistes que mon Jazz-Rock, vous pesteront a la gueule de chaque cote. Une crise est un moment ou la ménagère va a l’essentiel. Finito les fioritures, on prend viandes et légumes si il en reste, et si on a les moyens surtout. Alors ? L’entendez-vous venir ? –

Discographie Selective : Au Choix mais a la Carte.

Parution dans la version allemande: skug Vol. 78, 4-6/2009 (Traduction: Alessandro Barberi)